Vénérologie

Syphilis, herpès, mycose vaginale, gonorrhée et vaginose sont parmi les maladies qui composent la branche de la vénérologie. Ce domaine médical se consacre aux affections vénériennes plus connues sous le nom d’infections sexuellement transmissibles (IST). Faisons plus ample connaissance avec ces pathologies !

Chlamydia

La chlamydia, qu’est-ce-que-c’est ?

La chlamydia est une infection sexuellement transmissible provoquée par la bactérie Chlamydia trachomatis. Celle-ci s’attaque aux muqueuses de l’organisme et peut se propager aux autres organes comme le pharynx, le rectum et l’anus.

Cause de l'infection de la chlamydia

De plus en plus de personnes sont confrontées à cette MST.

Au canada, plus de 60 000 cas ont été signalés. Elle se développe en particulier chez les jeunes gens âgés de 15 à 24 ans avec une prédominance chez  les femmes.

Causes et complications

Cause

Au même titre que les autres IST, la chlamydia se transmet soit par voie sexuelle (lors de rapports intimes oraux, vaginaux ou anaux sans protection), soit par le partage de jouets sexuels, soit par l’échange de liquides biologiques.

Mode de transmission des IST

Elle peut également être transmise au nouveau-né durant l’accouchement si la mère est porteuse du virus.

Avoir plusieurs partenaires sexuels, ne pas mettre de condoms lors de ses relations intimes et être séropositif pour le VIH sont les facteurs à risque de cette IST.

Complications

La plupart des personnes ayant la chlamydia n’affichent aucun symptôme. C’est pourquoi il est difficile de la détecter et qu’on la considère comme une maladie silencieuse.

En l’absence de traitement, elle peut conduire à de sérieuses complications.

Chez la femme, elle peut s’étendre du vagin jusqu’à l’utérus et donner naissance à une maladie pelvienne inflammatoire ou être à l’origine d’une stérilité.

Douleurs pelviennes, complication de la chlamydia

Elle peut aussi augmenter le risque de grossesses ectopiques ou de contagion du VIH.

Chez l’homme, la chlamydia est susceptible de produire une inflammation de la prostate ou des testicules, une condition qui peut altérer les performances sexuelles.

Symptômes et prévention

Symptômes

Si les symptômes de la chlamydia se révèlent, ils le font le plus souvent entre deux à trois semaines après l’infection.

Néanmoins, chez certaines personnes, ils peuvent mettre plus de temps, voire 6 semaines avant de se montrer.

Ces signes cliniques sont entre autres :

  • Une douleur lors des relations sexuelles vaginales
  • Des saignements entre les règles ou pendant les rapports intimes
  • Un écoulement vaginal anormal
  • Des picotements à l’échelle de l’urètre

Symptôme de la chlamydia

  • Une odeur inhabituelle provenant du vagin
  • Des nausées
  • Une douleur dans le bas de l’abdomen
  • Des saignements rectaux.

Chez le nourrisson contaminé, on peut remarquer des rougeurs au niveau des yeux, une toux, de la fièvre, des indices signalant une infection oculaire ou pulmonaire.

Prévention

Faire usage de préservatifs durant les relations sexuelles vaginales ou anales est la seule et unique manière de prévenir cette IST.

Si vous avez des rapports à risque, de surcroît avec des partenaires différents, soumettez-vous fréquemment à des examens de dépistage.

Porter les préservatifs pour se protéger

Concernant le traitement, il porte sur la prise d’antibiotiques comme l’Azithromycine. Composé d’un principe actif du même nom, ce médicament tue en particulier la bactérie, génératrice de l’infection en éliminant les protéines essentielles à sa croissance.

En outre, Il est déconseillé d’avoir toute forme d’activité sexuelle avant la fin du traitement et son partenaire doit également être pris en charge pour supprimer les risques de recontamination.

Gonorrhée

Définition de la gonorrhée

La gonorrhée couramment appelée urétrite, chaude-pisse ou encore blennorragie est une affection vénérienne due à la bactérie Neisseria Gonorrhoeae.

Elle se manifeste le plus souvent chez les hommes âgés de 21 à 30 ans et les jeunes femmes de 16 à 25 ans.

La blennorragie peut s’élargir et contaminer le pénis et le vagin, la gorge, le rectum, les yeux et parfois même le col de l’utérus.

Présentation de la gonorrhée

Si les symptômes de cette maladie sont assez visibles chez l’homme, ce n’est pas le cas chez la moitié des femmes atteintes où ils ne se dévoilent presque pas.

Quelle est l’origine de la gonorrhée et quels sont ses symptômes ?

Origines

Les rapports sexuels par voie anale, orale ou vaginale non protégés et l’échange de liquides biologiques sont les principales causes de la chaude-pisse.

Une mère touchée peut également transmettre le virus à son bébé pendant l’accouchement, occasionnant chez ce dernier une infection des yeux.

Moyen de transmission de la gonorrhée, de la mère à l'enfant

Les signes de cette pathologie surviennent habituellement entre 2 à 5 jours après le moment de la transmission chez l’homme.

Signes

Chez la femme, ils font leur apparition aux environs de 10 jours bien que dans la majorité des cas (70 à 90%), la maladie passe inaperçue car aucun symptôme n’est apparent.

95% des hommes peuvent voir leurs symptômes s’éclipser au bout de 6 mois mais l’infection demeure et ne disparaîtra que si elle est traitée avec des antibiotiques.

Chez l’homme, la gonorrhée s’identifie par les symptômes suivants :

  • Sensation de brûlure en urinant
  • Écoulement purulent de couleur verdâtre par l’urètre
  • Douleurs du rectum
  • Gonflement des testicules.

Signe indiquant une IST

Chez la femme, les signes caractéristiques sont :

  • Un écoulement vaginal purulent
  • Une irritation de la vulve
  • Des douleurs pelviennes
  • Un saignement vaginal inhabituel
  • Une difficulté à uriner.

En présence de ces signes, il faut en parler à son partenaire pour qu’il fasse lui aussi un dépistage.

Facteurs à risque et complications

Pour diagnostiquer cette IST, on procède à un prélèvement des échantillons sur les endroits infectés pour établir l’existence de la bactérie.

En évoluant, la gonorrhée peut générer une maladie inflammatoire pelvienne, une endométrite ou une infertilité chez la femme sans oublier qu’elle accentue le risque de grossesses extra-utérines.

L’homme, quant à lui, pourrait souffrir d’une prostatite ou d’une épididymite.

Complication sérieuse de la gonorrhée

Les personnes à risque sont les drogués, les individus qui ont plusieurs partenaires sexuels ou qui utilisent rarement des protections lors des activités sexuelles, les séropositifs pour le virus du SIDA et les personnes ayant déjà eu une MST dans le passé.

Ne pas se laver les mains après la selle constitue aussi un facteur à risque, spécialement pour les cas de gonorrhée oculaire.

Prévention et traitement de la gonorrhée

L’utilisation des condoms au cours des rapports sexuels est la mesure préventive de base pour entraver le risque de contamination de cette IST.

Avoir un seul partenaire sexuel et passer des tests de dépistage de façon régulière sont des précautions qui permettent d’annihiler le risque des maladies vénériennes telles que la gonorrhée.

Mais la mesure la plus efficace reste l’abstinence sexuelle.

Moyen de prévention des IST

La gonorrhée se soigne avec des antibiotiques en dose unique administrés par voie orale ou par injection intramusculaire.

Le nouveau-né dont la mère a déjà contracté une IST peut recevoir des gouttes de Rifampicine dans les yeux pour neutraliser les troubles oculaires.

Herpès

Qu’est-ce-que l’herpès ?

Vue comme une maladie transmissible sexuellement, l’herpès est une infection attribuable au virus herpès simplex.

Elle se distingue par de petites vésicules douloureuses discernables sur les organes sexuels, au niveau de la bouche, etc.

Transparentes, ces vésicules contiennent du liquide et se révèlent pendant 5 à 10 jours avant de disparaître un certain temps et réapparaître après.

Femme avec un cas d'herpès

Le virus de l’herpès simplex peut provoquer des infections à divers endroits du corps :

Sur les organes génitaux : on parle d’herpès génital
Dans la bouche ou sur les lèvres : il s’agit de l’herpès labial appelé aussi bouton de fièvre
Au niveau des yeux : c’est un cas d’herpès oculaire.

En général, l’herpès génital est déclenché par le virus de l’herpès simplex de type 2 (VHS-2) alors que l’herpès labial provient du virus simplex de type 1 (VHS-1).

Facteurs à risque et critères

Forme d’herpès la plus connue, l’herpès génital touche en majorité les personnes se trouvant dans la tranche d’âge de 20 à 40 ans.

Il se transmet pendant les rapports sexuels anaux ou vaginaux non protégés avec une personne porteuse du virus.

Moyens de transmission des IST
Ce virus pénètre dans le corps à travers les lésions microscopiques présentes sur les muqueuses et se propage, même en l’absence de pénétration.

Les facteurs comme le stress, les menstruations et les coups de soleil sont en mesure de faciliter la récurrence des crises d’herpès génital qui peuvent durer en moyenne 5 à 10 jours.

Les signes particuliers de ces crises sont :

  • Des petites vésicules transparentes apparaissant dans la région génitale
  • La fatigue
  • Des picotements et démangeaisons au niveau des organes génitaux

Démangeaisons au niveau des parties intimes

  • Les maux de tête
  • Des ganglions enflés à l’aine.

Chez l’homme, les vésicules se situent sur le pénis, les fesses, les cuisses et dans l’urètre tandis que chez la femme, elles se forment sur la vulve, le col de l’utérus, sur les fesses ou à l’entrée du vagin.

Prévenir et traiter l’herpès

Le port du préservatif et le fait de s’abstenir de toute relation sexuelle avec une personne dont les lésions ne sont pas encore totalement cicatrisées sont des dispositions qui aident à éviter la transmission du virus de l’herpès simplex.

Chez une personne infectée, les poussées récurrentes d’herpès peuvent être réduites si on élimine les facteurs à risque tels que le stress et on renforce les défenses immunitaires par une alimentation saine.

Manger sain pour éviter les crises d'herpès

En termes de traitement, les antiviraux (Zelitrex, Aciclovir et Valaciclovir) sont généralement prescrits pour lutter contre les crises d’herpès et limiter les possibilités de récidive.

Comprimés ou crèmes, ils s’emploient sur une certaine période et contribuent à accélérer la cicatrisation des lésions. Plus ils sont administrés le plus tôt possible, plus leur action est rapide et efficace.

Quoique l’herpès génital ne se contracte pas en touchant les objets utilisés par une personne contaminée comme une serviette de bain, il est préconisé de ne pas échanger son rasoir ou sa serviette avec un sujet malade pour ne pas courir le risque de choper l’infection.

Mycose vaginale

La mycose vaginale, de quoi s’agit-il ?

La mycose vaginale est une affection très courante chez les femmes. 75% d’entre elles en sont victimes.

Facilement reconnaissable, elle est engendrée par un champignon microscopique : le Candida Albicans.

Cette bactérie vit naturellement dans le corps humain, plus précisément dans les flores digestives et vaginales et a pour rôle de repousser les attaques des autres champignons et bactéries.

Cas de mycose vaginale

Mais quand son taux s’accroit anormalement, il se prolifère dans l’organisme, donnant naissance à une mycose vaginale.

Cette forme de mycose est l’infection vaginale la plus importante chez la femme.

Facteurs à risque et signes possibles

La prolifération des champignons Candida Albicans dans l’organisme peut provenir de plusieurs facteurs à savoir :

  • Le port de vêtements trop serrés ou de sous-vêtements conçus en tissu synthétique
  • Une hygiène intime trop agressive
  • La pose du stérilet
  • La prise de certaines pilules contraceptives et d’antibiotiques particuliers

Emploi de contraceptifs, facteur à risque

  • La présence d’une autre IST
  • Une macération de la muqueuse vaginale
  • La grossesse
  • Le stress
  • La ménopause.

Les mycoses vaginales se transmettent aussi par contact sexuel.

Très caractéristiques, les symptômes de cette infection peuvent inclure :

  • Des démangeaisons permanentes et intenses à l’échelle du vagin et de la vulve
  • Les leucorrhées : pertes blanches inhabituelles s’affichant sous un aspect grumeleux
  • Une sensation de brûlures au niveau des parties intimes.

Symptôme d'une mycose vaginale

Ces signes sont souvent confondus avec ceux de la trichomonase ou de l’herpès. Raison pour laquelle il est essentiel de faire un examen gynécologique complet pour démêler le vrai du faux.

Comment soulager et se protéger d’une mycose vaginale ?

Le traitement des mycoses vaginales s’effectue par l’application de pommades ou de sprays antifongiques sur les muqueuses du vagin.

Pour les remèdes naturels, nous avons l’aloès vera, une plante vivace, au gout succulent. Il détient de puissantes vertus antibactériennes et antifongiques qui font de lui un allié de taille contre les lésions de la peau.

En cas de mycose, il suffit d’appliquer le gel d’aloès sur la partie concernée et de laisser agir pendant quelques minutes.

Remède naturel contre la mycose vaginale

Mettre des sous-vêtements en coton, se servir d’un savon au PH neutre pour sa toilette intime, diminuer les situations stressantes et éviter les douches vaginales sont les moyens de prévenir une mycose vaginale.

A la ménopause, on peut employer des lubrifiants lors des rapports sexuels pour écarter le risque d’une possible sécheresse vaginale.

Syphilis

Définition de la syphilis

La syphilis est une infection sexuellement transmissible due à la bactérie Treponema pallidum. La manifestation initiale est une ulcération non douloureuse au niveau du vagin, de l’anus ou du pénis.

Pathologie de la syphilis

Sans traitement, elle peut évoluer et toucher les organes importants comme le cerveau et le cœur, entraînant des troubles cardiovasculaires, de sérieux problèmes neurologiques et des lésions internes ou externes. On parle alors de syphilis nerveuse.

Cette étape intervient après plusieurs mois et se révèle par une méningo-encéphalite, trouble qui peut conduire à la démence.

Causes et symptômes de la syphilis

Surgissant plus chez les hommes de 25 à 39 ans, la syphilis se transmet au cours des rapports sexuels génitaux, anaux ou oraux avec un partenaire touché.

Parfois, elle est transmise en échangeant des seringues ou en entrant en contact avec une lésion cutanée contaminée.

Syphilis se transmettant par voie sexuelle

Pour finir, elle est transmissible de la mère à l’enfant lors de l’accouchement.

La syphilis se développe en trois phases distinctes : primaire, secondaire, tertiaire.

La syphilis primaire se caractérise par une lésion ronde, de couleur rosée et non douloureuse appelée chancre syphilitique. Se manifestant 3 semaines après la contagion, cette lésion peut être aperçue sur le pénis, dans les organes génitaux externes, sur le gland ou dans l’anus.

La syphilis devient secondaire avec l’apparition d’une éruption cutanée ayant la forme de petites lésions de couleur rose pâle. Ces lésions se trouvent à l’échelle du visage, de la paume des mains et des membres du tronc.

A ce stade, d’autres symptômes peuvent paraître, 2 à 3 semaines après l’émergence des lésions :

  • Maux de tête
  • Fièvre
  • Douleurs musculaires

Symptôme de la syphilis

  • Fatigue
  • Inflammation des ganglions.

La syphilis tertiaire indique que l’infection est à un stade très avancé, ce qui signifie qu’elle peut créer de sévères complications.

Les signes particuliers de cette syphilis sont :

  • Des vertiges
  • Une céphalée et
  • Une inflammation de l’aorte.

Traitement et prévention

L’emploi d’antibiotiques à base de pénicilline G aide à contrecarrer les symptômes de la syphilis pour qu’ils n’atteignent pas le stade avancé. Ces produits s’administrent par voie intramusculaire une fois par jour.

Au bout de 6 mois, il est nécessaire d’effectuer des examens sérologiques pour estimer l’efficacité de la thérapie.

En cas d’allergie à la pénicilline, d’autres antibiotiques seront proposés.

Parallèlement, une protection doit être utilisée durant les rapports intimes et si cela s’avère indispensable, le partenaire sexuel du patient doit également être dépisté et pris en charge.

éviter la syphilis en mettant des préservatifs

Pour la syphilis congénitale, on recommande aussi des injections de pénicilline G toujours par voie intramusculaire. Si le traitement porte ses fruits, le bébé pourra naître sans séquelle.

Etant une IST, la meilleure manière d’éviter la syphilis est de se protéger avec des préservatifs au cours des relations sexuelles bucco-génitales ou anales.

Trichomonase

Qu’est-ce-que la trichomonase vaginale ?

La trichomonase est une maladie sexuellement transmissible dont l’origine est le parasite trichomonas vaginalis.

Très fréquente chez la jeune femme, elle peut être liée à l’utilisation conjointe de serviette de toilette, de maillots de bains ou de sous-vêtements.

Infection de la trichomonase chez la femme

Le trichomonas vaginalis se transmet à l’occasion des rapports sexuels à risque avec une personne infectée. On peut aussi l’attraper en utilisant les mêmes gants ou autres produits de toilette que cet individu.

Comment la reconnaître ?

Chez la femme, les signes de cette affection vénérienne sont :

  • Les démangeaisons et brûlures au niveau du vagin et de la vulve
  • D’abondantes pertes vaginales de couleur verdâtre et dégageant une odeur insupportable
  • Des douleurs lors de la miction.

Pertes vaginales, signe de la trichomonase

Chez l’homme, elle se traduit par :

  • Une douleur et rougeur à l’endroit où l’urine sort
  • Un écoulement au niveau du méat.

Ces symptômes s’exposent rarement car 90% des cas masculins sont des formes asymptomatiques.

Pour détecter le trichomonase vaginalis, on opère des prélèvements sur les écoulements vaginaux de la femme et sur le premier jet d’urine de l’homme. Ensuite, les échantillons féminins sont observés au microscope tandis que le prélèvement masculin est envoyé au laboratoire.

Comment guérir de la trichomonase vaginale ?

Le métronidazole est un médicament en prise unique qui sert à soulager les symptômes de la trichomonase.

Il allège efficacement la douleur et les sensations de démangeaisons et a l’avantage de convenir aux femmes enceintes.

Traiter la trichomonase

Cependant, une personne guérie peut à nouveau être contaminée si elle a des rapports sexuels non protégés avec un individu qui a la trichomonase. C’est pourquoi il ne faut entreprendre aucune relation intime avant la fin du traitement et avant de s’assurer que son partenaire est sain.

Excepté les préservatifs utilisés lors des relations sexuelles, l’on peut abréger le risque de cette IST en limitant le nombre de ses partenaires à un seul.

Vaginose

Définition

La vaginose se définit comme une inflammation chronique de la muqueuse vaginale (paroi interne du vagin).
La flore du vagin est constituée de plusieurs bactéries qui y vivent naturellement.

Femme avec une vaginose

Ces germes contribuent à leur façon, à la stabilité du milieu vaginal et nous mettent ainsi à l’abri de certaines infections.

Quelle est la cause de la vaginose et quels en sont les signes caractéristiques ?

Les bactéries Gardnerella et Prevotella sont en grande partie responsables de cette infection.

En effet, la multiplication de ces micro-organismes perturbe l’équilibre de la flore vaginale et nuit aux lactobacilles qui ont pour fonction de maintenir l’acidité du vagin.

Bactérie, responsable de la vaginose

Elle modifie la structure vaginale en rendant son PH supérieur à 5 alors qu’il doit être maintenu à 4,5.

Ce déséquilibre peut être causé par des facteurs comme :

  • Les infections sexuellement transmissibles (gonorrhée, chlamydia)
  • L’installation du stérilet
  • Les douches vaginales.

La vaginose peut aussi se présenter chez les femmes qui n’ont jamais eu de rapports intimes.

Les symptômes de cette infection vaginale sont des pertes malodorantes au niveau du vagin, suivies de douleurs, de démangeaisons ou de rougeurs.

Signe indiquant une vaginose bactérienne

Chez la moitié des femmes concernées (85%), il est rare de remarquer ces signes.

Comment se débarrasser d’une vaginose et par quelles mesures l’éviter ?

Les antibiotiques sous forme d’ovule comprenant essentiellement du métronidazole sont prescrits dans la majorité des cas pour apaiser les symptômes de la vaginose.

On peut aussi se servir d’antibiotiques oraux, de crèmes ou de gels pour venir à bout de cette infection.

Dans la catégorie des remèdes naturels, le yaourt vient en première place.

Regorgeant de lactobacilles et de probiotiques, le yaourt, nature de préférence, est un excellent remède maison contre la vaginose car il aide à restaurer l’équilibre bactérien dans le vagin. La seule chose à faire est de le consommer régulièrement en dessert ou sous forme de collation.

Yaourt pour soigne la vaginose

Quant aux mesures de prévention, elles sont identiques à celles de la mycose vaginale à savoir :

  • S’abstenir d’utiliser des déodorants vaginaux ou des savons trop agressifs pour sa toilette intime et
  • Privilégier les sous-vêtements en coton.

Verrues génitales

Une verrue génitale, qu’est-ce-que-c’est ?

Une verrue génitale ou condylome acuminé est une infection sexuellement transmissible bien connue.

Transmises par le virus papillomavirus humain (VPH), les verrues génitales sont des excroissances de chair (petites verrues) se trouvant près de l’anus ou des organes génitaux.

Cas de verrues génitales
Parfois, elles sont peu visibles, ce qui complique leur diagnostic.

La transmission des verrues génitales se fait lors des rapports sexuels non protégés, par contact direct avec des accessoires contaminés ou lors d’irritations locales.

Symptômes et facteurs à risque des verrues génitales

Très contagieux, les condylomes génitaux touchent en majorité les personnes de la tranche d’âge de 16 à 25 ans. Ils s’identifient par des petites verrues apparues sur la vulve, le scrotum ou le pénis.

Ils ont parfois la forme d’une crête de coq avec une taille allant de quelques millimètres à 1 cm. Certains patients peuvent développer plusieurs condylomes tandis que d’autres n’en ont qu’un.

D’autres symptômes peuvent également se produire en cas de verrues génitales :

  • Démangeaisons
  • Saignements lors des relations sexuelles.

Symptômes des condylomes génitaux

Chez la femme, les condylomes s’installent sur les parois vaginales, autour de l’anus et du méat urétral. Chez l’homme, ils sont perceptibles au niveau du gland, de l’orifice urinaire ou du prépuce.

Toute personne sexuellement active est susceptible d’avoir des condylomes génitaux notamment si elle ne met pas de préservatif pendant ses rapports, si elle a plus d’un partenaire sexuel, si elle a des antécédents de MST ou encore si elle suit un traitement pouvant affaiblir son système immunitaire (anti-cancéreux, immunosuppresseurs).

Mesures préventives et moyens de traitement

Certaines verrues génitales peuvent progressivement se transformer en lésions précancéreuses, puis en cancer. Le test de Pap est un moyen de repérer ces lésions, donc de restreindre de manière significative le risque du cancer du col de l’utérus.

La prévention des condylomes génitaux porte essentiellement sur l’emploi de préservatifs durant les rapports sexuels.

Prévenir les verrues génitales

Il est également possible de prévenir cette IST en pratiquant l’abstinence sexuelle.

L’arrêt du tabac fait partie des mesures qui freinent la contagion. En stoppant la cigarette, on fortifie ses défenses immunitaires, permettant à l’organisme de détruire plus facilement les virus papillomavirus.

Les verrues génitales peuvent être supprimées à l’aide de solutions antibiotiques élaborées sous forme de crèmes ou de pommades. Ces crèmes s’appliquent directement sur les condylomes jusqu’à la cicatrisation des lésions.