Urologie

L’urologie est le domaine de la médecine qui s’intéresse aux affections liées à l’appareil urinaire autrement dit à la vessie et à l’urètre. Elle s’occupe des cas de cystite, d’incontinence mais aussi d’hypertrophie bénigne de la prostate.

Les médecins spécialisés en urologie sont appelés urologues et prennent en charge les troubles comme les colites néphrétiques, les infections urinaires, la sécheresse vaginale chez la femme et les troubles érectiles chez l’homme. On peut aussi avoir recours à eux pour guérir les cas de cancer de la prostate et de la vessie.

Nous vous présentons ci-dessous trois maladies émanant de cette branche médicale.

Cystite

Qu’est-ce-que la cystite ?

La cystite est une infection de la vessie relativement bénigne.

Elle touche en majorité les femmes que les hommes pour des raisons anatomiques. En effet, étant court, l’urètre féminin facilite la remontée des germes jusqu’à la vessie. Les germes en question sont des bactéries déjà présentes dans la région anale.

Femme présentant un cas de cystite

En plus de la cystite simple, nous avons aussi la cystite compliquée et la cystite interstitielle.

La cystite est dite compliquée lorsqu’elle survient chez les femmes âgées de plus de 65 ans, chez l’homme, en cas de grossesse et chez les personnes diabétiques. Pour la déceler, on doit effectuer une échographie des reins et de la vessie.

Quant à la cystite interstitielle, il s’agit d’une forme assez rare de cystite. Elle est beaucoup plus fréquente chez les femmes et se révèle par des douleurs très intenses au niveau de la vessie et de l’urètre et des besoins incessants d’uriner.

Cas de cystite interstitielle

Quelles sont les causes de la cystite et quels en sont les symptômes ?

Dans la plupart des cas, la cystite provient d’une infection à la bactérie Escherichia Coli, qui vit naturellement dans les intestins.

Les épisodes de cystite à répétition peuvent être provoqués par le fait de s’essuyer vers l’avant après être allé à la selle ou par celui d’avoir des relations sexuelles de façon très fréquente après une longue période d’abstinence.

Cause de l'infection de la cystite

Mettre des pantalons trop serrés ou des sous-vêtements conçus dans une matière synthétique peut aussi engendrer une cystite à cause de la transpiration qui renforce la multiplication des bactéries.

Cette infection urinaire se manifeste de différentes manières :

  • Une urine avec du sang ou des pus ou dégageant une odeur désagréable
  • Un besoin insistant d’uriner

Femme en train d'uriner

  • Des douleurs au niveau du bassin
  • Des brûlures ressenties lors de la miction, c’est-à-dire quand on urine, etc.

Il est impératif de consulter un médecin si l’un de ces symptômes surgit car si la cystite n’est pas prise en charge à temps, elle peut se développer et donner naissance à une pyélonéphrite. Cette infection s’accompagne de nausées, de fièvre, de vomissements et de douleurs lombaires.

Comment soigner la cystite ?

Dans 90% des cas, elle est traitée avec des antibiotiques qui s’utilisent sur une période trois mois.
Si les symptômes persistent après cette durée, il faut immédiatement informer son médecin.

En dehors des solutions médicales, il existe des remèdes naturels qui permettent d’écarter le risque de surinfection et d’effacer les symptômes.

La canneberge en fait partie. Plusieurs études ont démontré qu’elle aide à prévenir efficacement les infections urinaires, notamment les cystites à répétition si elle est consommée régulièrement.

Canneberge, remède naturel contre la cystite

Mais pour ce genre d’infections, il est conseillé de toujours donner la priorité aux antibiotiques avant de se tourner vers les moyens naturels.

Pour éliminer le risque de récidive, voici quelques conseils à appliquer au quotidien :

  • Se nettoyer d’avant en arrière après être allé aux toilettes
  • Boire suffisamment d’eau
  • Ne pas porter de vêtements trop moulants ou faits en synthétique
  • Faire sa toilette intime tous les jours, de manière soignée en utilisant de l’eau et du savon doux

Femme en train d'effectuer sa toilette intime

  • Manger équilibré en incluant plus de fruits, de légumes verts et de fibres dans son alimentation
  • Prendre ses repas à des heures fixes
  • Se laver les mains tout au long de la journée avec du savon, notamment si l’on vient d’uriner ou d’aller à la selle.

Hypertrophie de la prostate

Définition

Appelée aussi hyperplasie bénigne de la prostate, l’hypertrophie de la prostate désigne un accroissement du volume de la prostate, une glande exclusivement masculine.

Localisée sous la vessie, la prostate a pour fonction principale de fabriquer un liquide qui aide à fluidifier le sperme. Lorsqu’elle augmente de taille, elle comprime l’urètre tout en exerçant une pression sur la vessie, ce qui produit le besoin incessant d’uriner et autres problèmes de miction.

Prostate, glande masculine

Touchant davantage les hommes de plus de 50 ans (50% des hommes de 60 ans et 90% de ceux âgés de plus de 80 ans), précisons que cette affection est complètement différente du cancer de la prostate et ne doit pas non plus être confondue avec une prostatite.

Causes et symptômes

Les causes exactes de cette maladie restent jusqu’à ce jour inconnues. Cependant, il a été confirmé que certains facteurs sont en mesure d’accroître la taille de la prostate.

Il s’agit des prédispositions héréditaires, des antécédents familiaux, de la présence d’œstrogènes, hormones sexuelles féminines chez l’homme et bien entendu de l’âge car plus on vieillit, plus on court le risque de choper cette affection.

Age, facteur à risque de l'hypertrophie de la prostate

L’hypertrophie de la prostate peut entraîner des complications telles que :

  • Les infections urinaires
  • La distension des parois de la vessie
  • Le dysfonctionnement des fonctions rénales
  • Une rétention urinaire aiguë.

Ces complications ne s’affichent que chez très peu de personnes atteintes. Néanmoins, il faut rester vigilant et avertir son médecin dès le moindre signe signalant l’une d’entre elles.

Les symptômes d’une hypertrophie de la prostate peuvent être :

  • Une envie fréquente d’uriner
  • Un besoin urgent de faire pipi avec des fuites

Signe signalant un cas d'hypertrophie de la prostate

  • Une miction douloureuse et plus longue
  • L’impression de ne pas avoir vidé entièrement sa vessie.

Traitement de l’adénome de la prostate

En cas d’adénome de la prostate, le médecin prescrit en général des alpha-bloquants, en particulier le tamsulosine et l’alfuzosine.

Ces médicaments fonctionnent en relâchant les fibres musculaires lisses de la prostate et du col de la vessie, ce qui réduit les envies récurrentes d’urine. Le patient se remet parfaitement au bout de 2 jours de traitement.

Les inhibiteurs de la 5 alpha-réductase tels que le Proscar et l’Avodart font aussi partie des traitements recommandés pour soulager les symptômes de cette pathologie.

Traitement de l'hypertrophie de la prostate

Ils freinent la croissance du volume de la prostate d’environ 25 à 30% et s’emploient en association avec les alpha-bloquants. Leurs effets se révèlent 3 à 6 mois après le début de la thérapie.

Quant aux interventions chirurgicales, elles ne sont requises que si les traitements médicaux ne fournissent aucun résultat satisfaisant. L’opération la plus courante que nous connaissons est la résection transurétrale de la prostate. Elle consiste à retirer une partie de cette glande.

Les personnes souffrant déjà de ce problème peuvent empêcher l’aggravation de leurs symptômes par les mesures suivantes :

  • S’adonner à une activité physique régulière
  • Modérer leur consommation de caféine et d’alcool

Diminuer l'alcool pour éviter l'hypertrophie de la prostate

  • Demander d’abord l’avis d’un spécialiste de la santé avant de faire usage des médicaments tels que les antihistaminiques, les diurétiques et les décongestionnants
  • Prendre le temps de vider complètement leur vessie quand elles urinent.

Incontinence urinaire

L’incontinence urinaire, de quoi s’agit-t-il ?

L’incontinence urinaire fait référence à des pertes involontaires et incontrôlables d’urine qui surviennent le jour ou la nuit. Elle n’est pas une maladie proprement dite. Il s’agit plutôt d’un symptôme associé à un trouble physique.

Femme présentant une incontinence

On distingue plusieurs types d’incontinence urinaire :

L’incontinence urinaire d’effort

C’est la forme la plus répandue chez les femmes. Elle résulte d’une pression accrue au niveau de l’abdomen enclenchée par une toux, un effort physique ou un éternuement.

Chez l’homme, elle se dévoile généralement après une ablation totale ou partielle de la prostate.

L’incontinence urinaire d’urgence

Elle est aussi connue sous le nom de vessie hyperactive et découle d’un problème de santé chronique. Les pertes d’urine peuvent également être générées par la prise d’alcool ou de café ou par une infection urinaire.

L’incontinence urinaire mixte

Elle combine au moins 2 types d’incontinence : l’incontinence d’effort et l’incontinence d’urgence.

L’incontinence fonctionnelle

Cette sorte d’incontinence concerne plus les personnes âgées à cause des nombreux problèmes de mobilité qui adviennent avec l’âge (fracture de la jambe, arthrose de la hanche, etc.).

Femme avec une incontinence fonctionnelle

Qu’est-ce-qui provoque une incontinence urinaire et comment la reconnaître ?

Les principales causes d’une incontinence urinaire sont :

  • Un trouble de la prostate
  • L’emploi de certains médicaments comme les antidépresseurs, les relaxants musculaires, les décongestionnants nasaux, etc.
  • La constipation avec fécalome
  • Un affaiblissement des muscles du plancher pelvien : situés au bas du bassin, ces muscles ont pour rôle de maintenir la vessie en place et de maîtriser l’évacuation des selles et de l’urine. Ils peuvent être affaiblis par des accouchements vaginaux, par l’âge avancé ou par les grossesses.

Grossesse, facteur à risque de l'incontinence urinaire

L’incontinence urinaire peut également être due à une instabilité de la vésicule. Elle peut se renforcer avec des pathologies similaires au diabète, à la sclérose en plaques et à la maladie de Parkinson.

De même, les facteurs tels que l’obésité, l’anxiété, la sédentarité et le tabagisme peuvent être impliqués.

Chez les femmes, le risque d’incontinence est plus important que chez les hommes. 20 à 30% des femmes de moins de 30 ans en sont touchées.

Ce trouble urinaire se caractérise par les signes suivants :

  • Fuites d’urine au moment d’un effort
  • Douleurs lors de la miction
  • Envie soudaine et urgente d’uriner à tout moment (la nuit et le jour)

Femme avec un symptôme de l'incontinence

  • Écoulement faible d’urine
  • Pertes régulières d’urine durant le jour ou la nuit.

Par quels moyens peut-on traiter une incontinence urinaire ?

On peut recourir à des médicaments contenant du succinate de solifénacine ou du toltérodine pour agir contre les symptômes de l’incontinence urinaire.

Ces traitements causent le relâchement des muscles qui recouvrent la vessie, ce qui supprime leur hyperactivité et conduit par conséquent à l’apaisement des besoins pressants d’urine.

Pour les femmes dont les fuites urinaires constituent un obstacle pour mener une vie quotidienne tranquille et normale, des protections adaptées sont proposées.

Porter des protections adaptées pour fuites urinaires

Même si elles n’éradiquent pas totalement le problème, ces protections leur permettent de vaquer normalement à leurs activités quotidiennes en leur offrant assez de confort pour être à l’aise.

En outre, elles sont plus pratiques et plus efficaces que les protège-slips vu qu’elles ont la particularité de combattre les odeurs créées par les fuites urinaires.

En cas de grossesse, une rééducation périnéale est suggérée pour diminuer la fréquence de l’incontinence à court terme. Pour les personnes obèses, la perte de poids est une solution à essayer pour en finir avec les fuites et besoins d’urine.

Si vous voulez vous protéger d’une incontinence urinaire, voici quelques instructions à suivre à la lettre :

  • Intensifier les muscles du plancher pelvien en pratiquant par exemple les exercices de Kegel
  • Guérir les troubles de la prostate avant qu’ils ne s’aggravent
  • Eviter les boissons et aliments pouvant irriter la vessie (agrumes, alcool, café, cola, thé, tomates, aliments épicés, etc.)

Se priver d'aliments épicés pour écarter le risque d'incontinence

  • Ne pas fumer
  • Prévenir la constipation ainsi que les infections urinaires
  • Examiner de plus près les médicaments qu’on prend surtout s’il s’agit d’antidépresseurs, de somnifères ou d’antihypertenseurs.