Gynécologie

La gynécologie est la branche médicale consacrée à l’étude des différents troubles de l’appareil génital féminin. Le gynécologue s’intéresse aux cas de règles douloureuses, de ménopause, d’affections des trompes utérines, des ovaires ou des organes génitaux externes. Il guide également les patientes dans le choix de leurs méthodes contraceptives. Voici quelques informations à connaître sur ces maladies !

Règles douloureuses

Définition

Les règles douloureuses encore appelées dysménorrhée surviennent chez plus de 70% des femmes fertiles, qu’il s’agisse d’adolescentes ou de jeunes femmes adultes.

Environ 5% à 15% de ces femmes sont obligées de perturber le déroulement de leurs activités quotidiennes à cause de l’intensité des douleurs ressenties. Il faut entendre par là un repos forcé, un absentéisme professionnel ou scolaire.

Cas de règles douloureuses

Une consultation médicale s’impose si les menstruations sont suivies de douleurs handicapantes pouvant altérer la qualité de vie, de ménorragie ou de saignements intermenstruels inhabituels ou si les crampes persistent après les règles. Ces symptômes peuvent en effet, signaler une pathologie gynécologique telle que l’endométriose.

Chez le plus grand nombre de femmes, la dysménorrhée n’occasionne que des inconvénients liés à la douleur.

Origine des règles douloureuses

Les douleurs éprouvées lors des règles se situent particulièrement au bas-ventre, au niveau de l’abdomen. Elles sont dues aux contractions de l’utérus.

Quand il n’y pas de grossesse, vu que l’ovule n’a pas été fécondé, les ovaires arrêtent brusquement de produire des œstrogènes et de la progestérone, ce qui provoque des contractions au niveau de l’utérus. Ces contractions entraînent l’évacuation de l’endomètre et du sang de l’organisme.

Contractions déclenchant les règles douloureuses

Chez certaines femmes, l’utérus se resserre plus intensément, c’est ce qui déclenche les douleurs pendant les règles.

Ce phénomène se justifie par une surproduction de prostaglandines qui sont des substances élaborées par l’endomètre.

Soulignons que ces prostaglandines interviennent également sur d’autres muscles que l’utérus, faisant apparaître d’autres symptômes comme les maux de tête, les nausées et vomissements.

D’un autre côté, la manière dont ces contractions se manifestent, varie selon les femmes. Certaines n’auront que très légèrement mal au ventre tandis que d’autres sentiront des douleurs plus vives.

Douleurs plus intenses lors des règles douloureuses

En général, les malaises sont plus importants lorsque les règles deviennent abondantes parce que dans ces moments précis, l’utérus se contracte avantage pour expulser l’endomètre.

Signes caractéristiques et facteurs à risque des règles douloureuses

En cas de dysménorrhée, les différents symptômes sont :

  • Une impression de fatigue ou de faiblesse
  • La diarrhée
  • Des douleurs spasmodiques dans le bas de l’abdomen à partir du premier jour des règles

Symptôme des règles douloureuses

  • La migraine
  • Des nausées et vomissements.

Ces signes demeurent en moyenne 2 à 3 jours et il se pourrait qu’ils soient précédés du syndrome prémenstruel qui surgit d’habitude entre 2 à 7 jours avant la période des règles.

Ce syndrome se révèle par une humeur changeante, des boutons d’acné, des crampes, de la fatigue ou par une rétention d’eau.

Certains facteurs peuvent également générer des douleurs menstruelles :

  • La prise d’alcool pendant les menstruations
  • Le stress ou l’anxiété

Femme anxieuse

Comment traiter et prévenir les règles douloureuses ?

Sur le plan médical, on fait appel aux contraceptifs oraux (pilules), aux antalgiques comme le paracétamol et parfois aux anti-inflammatoires ou antispasmodiques pour calmer les symptômes de la dysménorrhée.

On peut aussi poser sur le ventre une bouillotte chaude. Cette astuce aide particulièrement à relaxer les muscles qui se rétrécissent sous l’effet des règles, ce qui allège les sensations de crampes.

Méthode pour soulager les règles douloureuses

Pour éviter les douleurs menstruelles, il est recommandé de suivre une alimentation équilibrée et saine composée de poissons gras, d’huile de lin ou de tout autre aliment regorgeant suffisamment d’oméga 3 et de produits enrichis en magnésium, en vitamine C et en vitamine B6.

Restreindre sa consommation de margarine, de viandes rouges, de matières grasses et de sucres raffinés fait également partie des principes de base de ce régime sain.

limiter sa consommation de viande rouge pour réduire le risque de règles douloureuses

Quant aux autres actions préventives, elles portent essentiellement sur l’arrêt du tabac et la réduction du stress par des disciplines comme la sophrologie et le yoga.

Retarder ses règles

Pourquoi recule-t-on la date de ses règles ?

De multiples raisons peuvent amener une femme à décaler l’arrivée de ses menstrues de quelques jours. Parmi elles, citons un mariage prévu, un long voyage à effectuer, des vacances entre copines ou une autre occasion au cours de laquelle les règles pourraient être un véritable obstacle ou un tracas supplémentaire.

Les décaler de quelques jours est donc l’alternative idéale pour vivre pleinement ses événements sans avoir à subir des symptômes désagréables comme les douleurs au ventre, la nervosité et la fatigue.

retarder ses règles pour profiter de certaines occasions

Cependant, ce retard doit être de courte durée car dans le cas contraire, il pourrait modifier négativement le fonctionnement de l’organisme.

Par conséquent, retarder ses règles ne doit se faire que quand le besoin est très urgent et sans que cela ne devienne une habitude.

Comment retarder ses règles naturellement ?

Les produits épicés servent d’ordinaire à accélérer la venue des règles. Mais, ils peuvent également aider à les ralentir si on s’en abstient.

En effet, exclure les aliments épicés (ail, gingembre, piment, poivre, etc.) de son alimentation s’avère être un moyen naturel efficace pour retarder ses règles.

La seule chose à faire est d’entamer ce régime non épicé au moins 2 semaines avant la date à laquelle les règles sont supposées arriver.

Manger moins épicé pour freiner les règles

Le vinaigre est aussi un allié de taille pour repousser l’arrivée de ses règles. Il suffit de mettre deux cuillerées à café de vinaigre de pomme dans une tasse d’eau et de boire ensuite ce mélange trois fois par jour, en commençant une semaine avant la date à laquelle les règles apparaissent habituellement.

Au-delà de leurs vertus thérapeutiques, certaines plantes sont également réputées pour suspendre les règles. Il s’agit entre autres de la sauge, du framboisier et de la racine d’angélique.

Sauge pour retarder ses règles

Ces plantes doivent être consommées sous forme de tisanes, une fois par jour.

Quelles solutions médicamenteuses pour stopper ses règles ?

L’ibuprofène est le médicament le plus courant utilisé pour remettre à plus tard le début de ses règles.

C’est un anti-inflammatoire qui influe directement sur la quantité du flux menstruel. Le dosage normal prescrit par les médecins est de 3 fois maximum par jour. Evidemment, le patient ne doit pas dépasser les doses indiquées sur l’emballage du médicament ni celles prescrites par un médecin.

Sachez que ce produit n’est pas autorisé aux personnes souffrant d’ulcères d’estomac ou de duodénum. Les personnes qui sont allergiques aux salicylés n’y ont pas droit non plus.

L'ibuprofène pour ralentir les règles

Avant de le choisir, il est impératif de demander d’abord l’avis d’un médecin.

Après l’ibuprofène, viennent les pilules contraceptives. Elles aident à reporter la date de ses règles de quelques jours si elles sont prises continuellement sans interruption, c’est-à-dire en enchaînant les plaquettes.

Mais le meilleur traitement qui permet de retarder ses règles est la Noréthistérone. Contenant un principe actif du même nom, ce produit ralentit les règles jusqu’à ce qu’on arrête de le prendre.

Noréthisterone pour freiner l'arrivée de ses règles

Toutefois, il n’est destiné qu’aux femmes qui n’emploient pas de pilules contraceptives ou un autre type de contraception hormonale.

La Noréthistérone ne s’utilise pas au-delà de 12 jours.

Ménopause

Qu’est-ce-que la ménopause ?

La ménopause est un phénomène naturel chez la femme.

Définie comme un processus physiologique, elle surgit généralement entre l’âge de 45 à 55 ans et se caractérise par des signes comme les sautes d’humeur, une baisse de la libido, les bouffées de chaleur, l’angoisse, etc.

La ménopause indique en particulier la fin de la période reproductive de la femme.

Femme à l'étape de la ménopause

Si elle se révèle avant l’âge de 40 ans, c’est une ménopause précoce ou prématurée. Après l’âge de 55 ans, voire même 66 ans, on parle de ménopause tardive.

Au niveau médical, on dit qu’une femme est ménopausée si elle n’a pas eu ses menstrues après 12 mois consécutifs. La cessation continuelle des menstrues marque effectivement le début de cette étape.

Causes de la ménopause

Chez la femme, à partir de l’âge de 50 ans, les ovaires cessent de produire les hormones sexuelles (œstrogènes et progestérone), diminuant leur taux dans l’organisme.

Cette chute hormonale donne naissance à l’absence d’ovulation et à l’arrêt permanent des règles. Elle peut parfois créer des désagréments sur le plan de la santé.

Ménopause pouvant générer des soucis de santé

En dehors de ce processus naturel, la ménopause peut être provoquée par une chimiothérapie lors d’un traitement du cancer ou par une maladie auto-immune qui peut causer une réaction du système immunitaire engendrant des anti-corps qui détruisent les ovaires.

Comme complications, la ménopause peut être à l’origine des pathologies telles que l’incontinence, la cystite, l’ostéoporose et les troubles cardiovasculaires.

Comment la ménopause se manifeste-elle- ?

La ménopause se distingue par des symptômes qui varient d’une femme à une autre :

  • Insomnie
  • Fortes transpirations nocturnes
  • Anxiété et irritabilité
  • Rondeurs au niveau de la taille
  • Problème de concentration
  • Bouffées de chaleur

Signe caractéristique de la ménopause

  • Infections urinaires et sécheresse vaginale.
  • Perte de la libido
  • Fragilité des os
  • Sécheresse de la peau et des cheveux
  • Troubles digestifs (constipation, ballonnements)

Ces signes caractéristiques sont liés au manque de la production d’hormones œstrogènes.

Des études réalisées à travers le monde ont établi que le mode de vie peut influencer l’âge de la ménopause.

Par quels moyens peut-on prévenir la ménopause ?

Etant un phénomène irréversible et naturel, il est impossible d’empêcher l’apparition de la ménopause. Par contre, on peut limiter ses effets en respectant les consignes suivantes :

  • Modérer sa consommation d’alcool, de boissons chaudes, de cafés, de mets épicés et de produits trop sucrés et trop gras
  • Abandonner la cigarette car le tabac ne se contente pas de nuire aux os et au cœur, il abîme également les œstrogènes

ne plus fumer pour limiter les effets de la ménopause

  • Se mettre au sport de manière régulière en choisissant une activité physique qui fait travailler les articulations et le cœur
  • Opter pour une alimentation équilibrée composée surtout de produits riches en magnésium, en calcium, en phosphore, en vitamines D et K et en acides gras essentiels.

L’idéal est d’adopter ces mesures préventives avant l’âge de 50 ans, autrement dit durant la quarantaine.

Comment apaiser les symptômes de la ménopause ?

Si les symptômes ménopausiques deviennent très gênants et retentissent sur la vie de la patiente, on peut les soulager avec des traitements hormonaux de substitution (THS) qui ont pour rôle de compenser la carence des niveaux d’œstrogènes.

Les problèmes d’incontinence d’urgence ou d’effort, très fréquents à la ménopause peuvent être étouffés grâce à des séances de kinésithérapie qui aident à détendre les muscles du corps, spécialement ceux du plancher pelvien.

séances de kinésithérapie pour réduire les symptômes de la ménopause

En cas de dépression, la meilleure solution est une thérapie chez un psychologue ou un psychiatre qui prescrira si nécessaire des anxiolytiques ou des antidépresseurs pour vaincre l’anxiété.

Si vous ne supportez pas ces médicaments, vous pouvez vous tourner vers d’autres moyens qui contribuent aussi à contrecarrer les désagréments associés à la ménopause. Il s’agit notamment de la médecine douce, des compléments alimentaires à base de vitamine ou de magnésium et bien entendu de la phytothérapie (verveine, sauge, millepertuis).

Contraception

La contraception, de quoi s’agit-il ?

La contraception est l’ensemble des moyens utilisés pour éliminer le risque de grossesses.

Elle donne aux femmes la possibilité de planifier leurs naissances, de les espacer et surtout d’avoir des relations sexuelles sans courir le risque de choper une grossesse indésirable.

Les moyens contraceptifs hormonaux ont aussi l’avantage d’apaiser les femmes atteintes de dysménorrhée et au passage de réguler le cycle menstruel.

Différentes méthodes de contraception

On peut également recourir à la contraception pour se protéger des maladies vénériennes. Cependant, les préservatifs sont les seuls contraceptifs qui apportent une protection contre les IST dont le VIH.

De façon générale, les méthodes de contraception agissent à trois niveaux pour bloquer la conception.

D’abord, elles entravent l’ovulation. Ensuite, elles empêchent la fécondation en stoppant la migration des spermatozoïdes vers l’utérus et pour finir elles font en sorte que l’ovule fécondé ne puisse pas s’implanter dans l’endomètre, ce qui annule toute chance de fécondation.

Opter pour la contraception

Aujourd’hui, il existe un vaste choix de médicaments contraceptifs mais les pilules restent les plus prisées.

Les pilules contraceptives

Les pilules combinées

Connues également sous le nom de pilules oestroprogestatives, les pilules combinées sont des contraceptifs oraux constitués de deux hormones de synthèse : l’œstrogène et le progestatif.

Dans la majorité des cas, elles doivent être avalées chaque jour, à une heure fixe, pendant 21 ou 24 jours successifs.

Pilules contraceptives pour diminuer le risque de grossesse

Ces pilules se déclinent en trois types : les pilules monophasiques, les pilules biphasiques et les pilules triphasiques.

Chaque version se différencie de l’autre par son taux d’hormones.

La pilule du lendemain

A la différence des contraceptifs classiques, la pilule du lendemain est une contraception d’urgence. Il s’agit en effet d’un comprimé à administrer en une seule prise et qui sert à éviter les grossesses non-désirées.

Cette pilule ne fonctionne que si elle est utilisée dans les 72 heures après le rapport à risque.

Pilule du lendemain, contraception d'urgence

Elle n’est suggérée que si la méthode de contraception habituelle a échoué. Par exemple, on a oublié de prendre sa pilule à temps, avant le rapport sexuel.

La pilule du lendemain ne doit en aucun cas remplacer le traitement contraceptif régulier.

Effets secondaires et contre-indications des solutions contraceptives

Les effets secondaires suivants peuvent être observés chez les femmes ayant recours aux méthodes contraceptives :

  • Acné
  • Chute de cheveux
  • Nausées
  • Céphalées
  • Douleurs au niveau de la poitrine

Effet secondaire des pilules contraceptives

  • Infection vaginale
  • Pertes blanches
  • Maux de tête
  • Douleurs au sein.

Ces symptômes ne s’affichent pas chez toutes les femmes et disparaissent normalement au bout de quelques jours. Néanmoins, s’ils demeurent au-delà de 3 jours ou d’une semaine, il faut immédiatement informer son médecin.

Notez que la prescription de certains moyens contraceptifs, en particulier des pilules combinées, est contre-indiquée chez les femmes présentant des troubles comme :

  • La pancréatite
  • Les saignements vaginaux ou génitaux inexpliqués
  • La migraine avec aura
  • Le prolapsus utérin
  • Les maladies cardiaques (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde, angine de poitrine, embolie pulmonaire)

Maladies cardiaques, contre-indication de certains moyen contraceptifs

  • Un cancer des organes génitaux
  • Le diabète
  • Une affection hépatique sévère
  • Une insuffisance rénale grave.

C’est pour cette raison qu’il est primordial de choisir sa méthode de contraception avec l’aide de son gynécologue ou de son médecin personnel.